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Les clés d’une rénovation énergétique performante

Publié par J. Augereau le 26 janvier 2021

Les rénovations partielles qui consistent à juxtaposer des «gestes de travaux» ne permettent pas d’atteindre un niveau de performance BBC rénovation selon une étude de l’Ademe. Principaux paragraphes de cet article :

  • Une rénovation globale
  • Priorité à l’isolation
  • Indispensable vmc
  • Regrouper les travaux

A lire également sur le même thème cet article de Batirama.com   

La face cachée de…

 Publié le 8 décembre 2020 par ME, adhérent d’Emeraude Transition Energétique

Le titre est accrocheur (1° procédé) : « on » nous cache des choses ! Le doute est semé. « Qui ? » : est laissé à notre imagination. « Quoi ? » : des images choquantes qui créent une émotion (2° procédé). Puis, des faits parfaitement authentiques sont d’abord exposés avant d’en introduire d’autres qui sont erronés (3° procédé).

Ajoutez-y un brin de culpabilisation (4° procédé), du style : nous exportons notre pollution dans les pays pauvres (fait exact mais qui, bien malheureusement, est loin d’être limité au seul domaine de l’énergie), cela permet de donner le « beau » rôle aux « anti ».

Avec ce cocktail, vous pouvez démontrer n’importe quoi. A minima le spectateur pensera : « c’est controversé » et cela suffit pour faire faire un grand bond en arrière aux meilleurs concepts.

En l’occurrence nous sont montrées des images insoutenables de pollutions avec des témoignages poignants de victimes. « Subtilement » est fait le lien entre ces pollutions et l’utilisation par les énergies vertes de ces matériaux. Conclusion induite (5° procédé) : ces énergies sont affreusement polluantes. Pourtant, c’est dans toute l’industrie que ces matériaux, minerais et terres rares sont utilisés !

Le comble est que les panneaux photovoltaïques (au silicium cristallin, soit 94 % du marché mondial) n’utilisent aucune terre rare ! Le verre, l’aluminium des cadres et le silicium utilisés pour leur fabrication sont présents en abondance sur terre.

Surtout, surtout, il aurait fallu effectuer une comparaison entre les productions des différentes énergies. Toutes les énergies -et toutes les activités humaines- endommagent notre planète. C’est pourquoi « la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas ». Mais même si nous pouvons et devons réduire -au moins ralentir- notre appétit d’énergie, nous sommes obligés d’en produire. Nous aurions aimé apprendre laquelle est préférable aux énergies vertes.

Amusez-vous à imaginer un prochain documentaire sur la face cachée du charbon, ou la face cachée de l’énergie nucléaire : quels témoignages recueilleriez-vous ? Dans quels pays ? Quelles images choc choisiriez-vous ? Oui, ce type de documentaire nous fait régresser, il accroit les clivages, il mésinforme.

Il pose aussi des questions légitimes. Notamment, et c’est là que réside son principal intérêt, il montre bien que la solution viendra aussi de la sobriété et de la reconsidération de nos modes de vie et d’habitat (ceux qui sont rétifs aux énergies renouvelables ne sont-ils pas souvent les mêmes qui refusent la remise en question de leur mode de vie et d’habitat ?)

Mais ce documentaire grossit tellement le trait, il utilise des raccourcis grossiers et oublie tout simplement de donner un minimum d’éléments de comparaison. Toute industrie, toute activité, toute énergie est polluante par nature. Les énergies renouvelables doivent naturellement aussi progresser pour encore réduire leur impact. Elles sont aujourd’hui un moindre mal et c’est pour cela qu’elles doivent être encouragées.

Ces thématiques sont complexes. Dénoncer les pollutions, dézinguer, brouiller les cartes, c’est facile. Il est maintenant temps d’être constructif et d’enfin construire un monde un peu meilleur. Qui est partant ?

Lire aussi l’article de We demain

Appel à la prudence

Publié le 28 novembre 2020 par BD, adhérent d’Emeraude Transition Energétique

Par un bel après-midi d’octobre, un homme, jeune, se présente chez un habitant de Lancieux qui avait accepté sur internet qu’on vienne lui faire un devis.

Le vendeur se présente vêtu d’une combinaison de travail, avec RGE écrit en gros (du nom du label “Reconnu Garant de l’Environnement”) et un macaron ADER, « Agence pour le Développement des Energies Renouvelables » : ça fait sérieux et ça inspire confiance, surtout quand le démarcheur précise qu’il est “mandaté” par le Ministère. Il présente une belle plaquette avec, en première page, la photo d’un courrier de Nicolas Hulot quand il était Ministre de l’Environnement.

Le vendeur précise la taille des panneaux, leur durée de garantie, avec l’autorité de celui qui sait et, jusque-là, ses informations techniques sont correctes.

Il demande alors le montant des factures d’électricité et explique que, en continuant à payer la même somme, il est possible de financer, en une dizaine d’années, des panneaux qui produiront toute l’électricité nécessaire.

“Dans votre cas, il faudra 18 panneaux” : c’est affirmé, péremptoirement, sans même avoir vérifié s’il était possible de les installer physiquement sur le toit. Et, même si cela avait été possible (ce n’était pas le cas !), comment expliquer l’effacement promis des consommations EDF alors que les panneaux ne peuvent produire qu’à peine la moitié de la consommation de la maison ? Voyant que ses affirmations sans preuves ne suffisent pas à convaincre, le “technicien” prétend se vexer et s’en va.

Quelques simples recherches sur internet permettent de connaître la suite qu’aurait pu avoir l’histoire : prétendant pouvoir obtenir des aides d’Etat (agence mandatée, n’est-ce pas…), on fait signer (« sans engagement », évidemment…) des documents qui, accompagnés du RIB du client (pour recevoir l’aide…), sont transmis à un organisme de crédit qui finance les travaux, pour lesquels la victime croyait avoir simplement demandé un devis. Selon les nombreuses plaintes sur internet, les panneaux sont vendus à un prix exorbitant et mal posés.

Comme le client attend les aides de l’Etat, il laisse passer le délai de rétractation et se retrouve avec une dette vis-à-vis d’un organisme de crédit, l’argent étant déjà passé dans la poche de la pseudo-agence qui est, en fait, une petite SARL.

Quelques conseils de prudence : cliquez ici

10 contre-arguments pour comprendre l’énergie solaire

Publié le 2 novembre 2020 par Ouest France

« Alors que les énergies fossiles sont devenues plus chères que la plupart des sources renouvelables et qu’elles sont responsables d’une grande partie de la pollution mondiale et des perturbations climatiques, certaines voix continuent à nier la nécessité d’une révolution énergétique et s’en prennent au solaire » constate Bertrand Piccard. À l’origine de Solar Impulse, premier avion zéro-carburant, l’explorateur juge « primordial de tordre le cou à quelques idées reçues. »

1. « L’électricité produite à partir du solaire coûte trop cher »

Commençons par l’argument le plus courant : c’est trop cher. C’était vrai autrefois, mais ça ne l’est plus. D’après un rapport d’IRENA, le coût de l’électricité photovoltaïque a baissé de 82 % depuis 2010, et cette tendance va s’intensifier dans le futur. L’année dernière, un record a été établi par l’entreprise française Akuo Energy (dont plusieurs technologies sont labellisées par la Fondation Solar Impulse) lors d’un appel d’offres du gouvernement portugais. Une centrale de 150 MW fournira de l’électricité solaire à un prix record de 1,5 centime / kWh. Dans de nombreux endroits du monde, le solaire est devenu la source d’énergie la plus compétitive, devant les énergies fossiles polluantes, et bien souvent devant le nucléaire.

2. « Les énergies renouvelables ne sont pas fiables »

C’est vrai qu’elles sont intermittentes. Le soleil ne nous éclaire pas la nuit, et pas tous les jours. Mais face à ce sujet, qui est d’ailleurs fondamental dans la transition écologique, de nombreuses technologies deviennent disponibles afin de stocker l’énergie produite. L’hydrogène est en une, tout comme les batteries au lithium, notamment celles des véhicules électriques lorsqu’ils ne roulent pas, l’air comprimé ou les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). D’autres moyens innovants existent, tels que les briques de céramique recyclées qui stockent la chaleur à des températures comprises entre 500 et 1 000 °C, ou encore Energy Vault, qui a développé une grue de 120 mètres de haut, qui hisse des blocs de béton lorsqu’il y a trop d’électricité et les laissent redescendre en générant de l’électricité lorsqu’on en a besoin. C’est clair que le coût du stockage doit être intégré dans le prix final de l’électricité solaire, mais même ainsi, le photovoltaïque reste compétitif, tant ces technologies ont évolué.

3. « C’est une menace pour le monde industriel et financier traditionnel »

Ce n’est vrai que si les dinosaures s’arcboutent sur le passé. C’est pour cela qu’il faut encourager les compagnies pétrolières à prendre dès maintenant le virage écologique et à se renommer compagnies énergétiques. La diversification des majors dans la production et la distribution d’énergies renouvelables ne peut que leur être bénéfique. Sans même parler du service aux consommateurs, qui devient une source importante de revenus comme Engie le démontre chaque jour. Cet été, malgré la publication de l’un de ses pires résultats trimestriels, l’action BP a clôturé en hausse de 6,5 % après l’annonce de leur stratégie environnementale, qui annonçait une multiplication par dix de ses investissements dans les renouvelables et une neutralité carbone en 2050 ! Pourquoi ? Parce que les fonds de pension et assurances-vie savent pertinemment que les investissements dans les énergies fossiles deviennent des actifs pourris, comme les subprimes en 2008…

4. « Le changement climatique est un problème à très long terme »

J’entends parfois certains dire que les énergies solaires sont avant tout un moyen de lutter contre les changements climatiques, qui est un problème à long terme – quand ils ne nient pas tout simplement l’existence de cette crise – et que nous avons d’autres priorités immédiates. C’est doublement inexact. D’abord parce que les conséquences du changement climatique se font déjà ressentir partout dans le monde. Mais aussi, et surtout, parce que l’énergie solaire permet de lutter contre un autre problème catastrophique et très actuel : la pollution de l’air. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, ce fléau touche 9 personnes sur 10 dans le monde et tue approximativement 8 millions de personnes chaque année à cause des maladies qu’elle engendre.

5. « Il n’y a pas suffisamment de soleil partout »

Mais là où il n’y a pas de soleil, il peut y avoir du vent, des cours d’eau, des vagues, de la géothermie… Le solaire n’est pas la panacée et doit être combiné avec d’autres sources complémentaires. Il n’y a pas une solution unique pour répondre à ce problème, mais une combinaison de technologies propres.

6. « Ça ne suffira pas à garantir les besoins en électricité du monde entier »

Au rythme du gaspillage actuel dans le monde, c’est vrai : environ 75 % de l’énergie produite est perdue en raison des technologies archaïques qui sont toujours en service. C’est pourquoi je me bats depuis de nombreuses années pour que l’efficience énergétique soit une priorité de l’agenda environnemental. Nous devons mettre en place des normes et réglementations beaucoup plus strictes dans ce domaine afin que nos appareils électriques, bâtiments, transports et usines soient plus efficients en énergie.

7. « Les panneaux solaires nécessitent trop d’énergie pour leur fabrication »

J’ai vu récemment un « expert » annoncer à une commission parlementaire qu’un panneau solaire met 30 ans à rembourser son énergie grise, c’est-à-dire l’énergie nécessaire à sa fabrication, son transport, son recyclage, etc. Or ce chiffre est totalement faux. Dans la moitié du monde, comprenant une grande partie de la France, ce chiffre se situe entre 6 mois et un an. C’est-à-dire qu’en moins de 12 mois, un panneau solaire a remboursé l’électricité qu’il a nécessitée pour sa fabrication. Durant les 30 années suivantes de son exploitation, il produit une électricité décarbonée et inépuisable.

8. « C’est une énergie pour pays riches »

Totalement faux. Comme c’est la façon de produire l’électricité la meilleure du marché, l’énergie solaire, puisqu’elle est décentralisée, en permet l’accès aux populations les plus isolées et défavorisées. Tant de pays pauvres s’appauvrissent encore davantage chaque année en dépensant leurs devises pour acheter du gaz ou du pétrole, sans avoir les moyens de tirer des lignes à haute tension, que l’énergie solaire devient la seule façon d’assurer un développement économique local et une stabilité sociale.

9. « Le solaire nécessite des subventions publiques »

Si son développement a effectivement démarré par une garantie de rachat de l’électricité solaire à des prix souvent élevés, c’est l’inverse qui se produit aujourd’hui un peu partout : les énergies fossiles sont subventionnées à hauteur de milliards de dollars dans le monde et ne couvrent en rien leurs externalités, c’est-à-dire les dégâts sanitaires et environnementaux qu’elles causent.

10. « Ce n’est pas beau »

Dites plutôt : ce n’était pas beau. Aujourd’hui, les tuiles solaires, comme celles du pavillon français de l’Exposition universelle de Dubaï, permettent de s’adapter à tous les contextes.

Vous l’aurez compris, je suis un fervent défenseur de l’énergie solaire. Non pas parce qu’elle m’a permis de voler nuit et jour à bord de Solar Impulse, ni même parce qu’elle permet de lutter contre les changements climatiques. Mais parce qu’elle est une alternative logique, avant même d’être écologique qui crée des emplois durables et produit une électricité moins chère que les énergies fossiles. Les demi-experts ne pourront pas l’empêcher de devenir une source d’énergie majeure dans le monde, à condition que l’on se protège de leurs contre-vérités.

Vous souhaitez produire de l’énergie solaire chez vous ? http://emeraudetransitionenergetique.fr/production-denergie Participer à un investissement citoyen ? http://emeraudetransitionenergetique.fr/investir-ensemble

Rénovation thermique : le nouveau barème de Ma Prime rénov’

Publié le 11 octobre 2020

Tous les Français, sans condition de ressources, peuvent désormais bénéficier de Ma Prime rénov’. Mais le montant de la subvention ne sera pas le même pour tout le monde.

Pour en savoir plus : http://emeraudetransitionenergetique.fr/renovation-energetique

La Bretagne mise sur l’hydrogène « vert »

Publié par Ouest-France le 18 octobre 2019

L’utilisation de l’hydrogène peut contribuer à décarboner le secteur des transports. La Bretagne entend privilégier sa production par des technologies non polluantes, comme l’électrolyse de l’eau.

Un potentiel à développer

Jeudi, à Rennes, la Région Bretagne a dévoilé, devant une centaine de représentants des entreprises et des collectivités, les résultats d’une étude sur les potentiels bretons de production et d’usage de l’hydrogène à l’horizon 2050. « Nous avons identifié à la fois les priorités en matière d’infrastructures et de projets d’ici dix ans et cartographié les acteurs de la filière positionnés dans la chaîne de valeur de l’hydrogène », précise André Crocq, conseiller régional délégué à la transition énergétique. La prochaine étape sera de finaliser une feuille de route bretonne.

Oui à l’hydrogène « vert »

Utilisé à ce jour essentiellement dans la chimie ou le raffinage, l’hydrogène peut servir à d’autres applications. Son usage peut notamment contribuer à décarboner le secteur des transports. Mais il est actuellement issu à 95 % du gaz naturel, ce qui occasionne des rejets de gaz à effet de serre. La Bretagne entend privilégier la production d’hydrogène par des technologies non polluantes, comme l’électrolyse de l’eau. « On ne peut aller sur l’hydrogène que s’il s’agit d’un hydrogène vert », souligne André Crocq. Reste à faire baisser le coût de l’hydrogène « vert », actuellement cinq fois plus coûteux que l’hydrogène « gris » fabriqué à partir d’hydrocarbures.

Un projet d’électrolyseur à Vannes

Un projet d’électrolyseur est déjà en voie de réalisation à Vannes (Morbihan). Branché sur le réseau électrique, il fonctionnera à proximité de l’usine Michelin d’ici un an et demi. Il va permettre d’alimenter l’industriel, gros consommateur d’hydrogène, mais aussi de ravitailler des flottes de véhicules sanitaires, de taxis et de camions. Le coût de l’investissement est de 7 millions d’euros. Chez Michelin, l’hydrogène « vert » remplacera la totalité de l’hydrogène « gris » actuellement consommé.

Des atouts industriels

La production et le stockage d’hydrogène devraient constituer un bon moyen de remédier au caractère intermittent de la production de certaines énergies renouvelables. C’est pourquoi le développement de la filière hydrogène apparaît particulièrement intéressant pour la Bretagne, qui compte sur l’éolien en mer pour développer sa production d’électricité. La région ne manque pas d’atouts avec des industriels comme H2x systems (Redon), Marinelec (Quimper), Piriou ou Barillec (Concarneau). H2x systems mène des recherches pour améliorer le rendement des électrolyseurs et vient d’annoncer son intention de produire 100 véhicules à hydrogène par an à Redon d’ici 2023.

COMMENT ETRE ECOLO SANS POUR AUTANT TOMBER EN DEPRESSION  

France Inter publié le 14 août 2020

Impuissance, colère, agacement : comment accepter ce monde dont le futur nous angoisse ? Laure Noualhat est l’auteur de « Comment rester écolo sans finir dépressif ». Retrouvez ici ses conseils pour éviter la solastalgie ou l’éco-anxiété, donnés à l’antenne au micro d’Elodie Font dans l’émission « Chacun sa route ».

https://www.franceinter.fr/environnement/comment-etre-ecolo-sans-pour-autant-tomber-en-depression

PRINCIPES ECONOMIQUES ET PHOTOVOLTAIQUE

Publié en août 2020 par B.D., membre de Emeraude Transition Energétique

L’un des principes majeurs de notre économie est l’auto régulation du marché, dont la main invisible optimise les relations entre producteurs et consommateurs, par le biais de l’évolution des prix.

Dans le cas de l’électricité, qui ne se stocke pas ou si peu, le prix devrait varier énormément entre un dimanche d’août à midi et un jeudi de janvier à 19h. Sur le marché international de très court terme, c’est ce qui se produit (on observe même parfois des prix négatifs) ; sur le marché des particuliers, la protection des consommateurs impose une tarification beaucoup plus simple, allant jusqu’à un tarif unique sur l’année. Il n’y a pas actuellement d’incitation forte pour un citoyen à adapter, autant que faire se peut, sa consommation à la production (les EJP ont disparu et il ne reste guère que la distinction heures pleines / heures creuses ; on peut cependant espérer une évolution avec le développement de smartgrids).

Pour que les énergies renouvelables se développent, les pouvoirs publics incitent les citoyens à produire de l’électricité photovoltaïque. Parmi les mesures prises, l’Etat impose à EDF de racheter toute l’électricité produite à un tarif fixe sur 20 ans. Cette mesure est efficace, car elle sécurise l’investissement des particuliers.

Est-elle pour autant conforme aux principes économiques ?

Pour les petites installations, EDF rachète l’électricité aux particuliers à un tarif supérieur à son tarif de vente. Autrement dit, EDF achète plus cher un kWh du 15 août à midi qu’elle ne vend à ce même client un kWh le 15 janvier à 19h.

Cela génère un coût pour EDF que l’Etat a autorisé à répercuter sur l’ensemble des consommateurs par le biais d’une petite ligne, sur les factures EDF, qui augmente de plus en plus.

Pour un investisseur potentiel, le calcul de rentabilité de l’investissement, avec l’intervention de la main visible de l’Etat, aboutit donc au choix de la revente totale à EDF, sans aucune réflexion sur la consommation et en entraînant au passage une petite augmentation pour tous les autres clients. On a ici une quasi-définition d’un effet d’aubaine.

Faut-il pour autant ne pas installer de panneaux photovoltaïques ?

Certainement pas ! L’installation d’une production locale d’énergie est l’occasion d’en mesurer la difficulté et l’importance. Il faut le faire d’abord dans un but de produire local pour consommer local, que cette autoconsommation soit individuelle ou collective. Cela permet de réfléchir concrètement aux économies possibles et à l’importance du moment où on consomme l’électricité. C’est un exercice pratique et pédagogique pour une meilleure maîtrise de l’énergie.

Et, par dessus le marché, ça peut même être financièrement rentable à long terme…

LES RENOUVELABLES DEVIENNENT LA PREMIÈRE SOURCE D’ÉLECTRICITÉ EN EUROPE, DEVANT LES ÉNERGIES FOSSILES

Résumé (22 juillet 2020) : Les renouvelables deviennent la 1° source d’électricité en Europe devant les énergies fossiles (charbon et gaz) pour la 1° fois sur les 6 premiers mois de 2020. Cela est dû en partie à la baisse de la consommation d’électricité (confinement) et à des conditions de production favorables.

Ce qui est intéressant et constitue un argument de poids en faveur d’actions vers la transition énergétique : c’est surtout la production d’électricité à partir du charbon qui a baissé (- 32 %, gaz : ­- 6 %). Donc, plus la part des renouvelables va augmenter, plus celle du charbon va baisser ! Et c’est le charbon qui émet le plus de gaz à effet de serre et de polluants dans l’atmosphère

L’article dans son intégralité :

https://www.novethic.fr/actualite/energie/energies-renouvelables/isr-rse/les-renouvelables-deviennent-la-premiere-source-d-electricite-en-europe-devant-les-energies-fossiles-148844.html